20/01/2017

RIE III - Projections ou Convictions

Depuis quelques années maintenant, je me suis peu à  peu retirer de l'activité politique pour l'observer de loin. Pas trop loin, mais suffisamment pour sortir des milieux qui conditionnent et rendent les prises de décision très claires, limpides, sans équivoques, mais ne résultant pas d’une profonde réflexion sur le sujet, possible uniquement par les esprits libres d’emprises dogmatiques et partiales insidieusement programmées dans ces derniers par les instances influentes des partis politiques.

Le 12 février, le peuple tranchera la question de la « réforme de l’imposition des entreprises », 3ème du nom.

A des fins de campagnes, les partis politiques ont bombardé les réseaux sociaux, les quotidiens, les plateaux de télévision avec des chiffres astronomiques, tels que 24'000 entreprises dont la délocalisation ne fait aucun doute pour les défenseurs de la réforme entrainant ainsi la perte de 150'000 emplois ou même 1,4 milliards de pertes fiscales plus que certaines pour les caisses cantonales comptabilisés par les opposants, ce qui obligera les cantons à augmenter les impôts des personnes physiques et couper dans les prestations à la population.

Sciemment, les partis prennent quelque peu les gens pour des illettrés. Tout d’abord, dire que la réforme est opaque est un mensonge. La réforme est claire, les calculs sont clairs, les taux le sont encore plus. Les entrées fiscales ne sont que projections.
Ensuite, dire que, sans cette réforme, la Suisse se retrouverait en mauvaise position pour accueillir des multinationales est tout aussi mensonger. Jusqu’au 11 février, la Suisse vivra avec un système fiscal qui n’est pas le plus avantageux au monde et pourtant de nouvelles entreprises s’installent et se créent chaque année sur le territoire helvétique.

Cette votation porte sur tout autre chose : les priorités du peuple suisse. Il s’agit de savoir si, dans notre pays, nous avons la conviction que toute entreprise qui bénéficierait d’une baisse de sa fiscalité serait créatrice d’emploi, donc d’un bien-être de la population grâce à la valeur du travail ou si la priorité doit être mise sur les prestations à la population afin de faire vivre dignement le plus faible d’entre nous, quitte à dire ouvertement aux entrepreneurs que leur travail et leurs sacrifices sont les efforts que tout un chacun doit déployer pour apporter sa pierre à l’édifice de l’égalité sociale.

Le 12 février, vous donnerez une direction au pays, probablement pour la prochaine décennie. Alors oubliez chiffres, les projections, les peurs et les angoisses que la campagne met en avant et concentrez-vous sur ce que vous avez dans les tripes, ce que vous ressentez, sur l’image idéale que vous vous faites de notre société de mortels.

Finalement, toute autre question est inutile et votre choix n’en sera que plus sincère.

08/01/2015

Ce matin j'ai peur...

Un peu comme beaucoup de monde, je me suis levé groggy aux première lueurs de l’aube… Cette sale sensation qui me hantait en me couchant a décidé de se lever avec moi. J’aime pas trop être suivi, alors je vais l’écrire pour exorciser mes peurs.

Ce matin j’ai peur, mais je vous l’ai déjà dit. Le 7 janvier restera dans mon esprit comme le début d’une guerre. Une guerre sale, inutile et sans aucun but. Une guerre qui enferme. Une guerre qui ne libère pas les peuples, mais les cristallise dans leurs positions de repli.

 

Mais finalement, peur de quoi ?


J’ai peur de toi qui, dès l’annonce du massacre à Charlie Hebdo, a condamné un peuple, une religion sans savoir, sans connaître, sans attendre et prendre le temps du deuil et du recueillement. Ta haine a explosé et tu n’as pas imaginé un instant que c’est ta peur qui parlait. Ce matin tu as lancé des grenades contre un lieu de culte musulman. Tu ne fais pas mieux que ceux que tu condamnes en utilisant leurs méthodes.


J’ai peur de toi qui, hier soir, a défilé à la Bastille avec ceux qui sont blessés, meurtris, violés par l’acte insensé commis par des extrémistes le jour même, pour défendre le droit à l’information, la liberté de la presse alors que tu as, publiquement et en direct à la télévision nationale, descendu en flèche et tenté, par des moyens détournés, de faire interdire de publication ceux qui ne pensent pas comme toi. Toi le bobo pédant qui nous pollue avec tes émissions dont l’ennui n’a d’égal que la vacuité de tes propos… Achète-toi des valeurs, y’a du stock chez ceux avec qui tu oses défiler…


J’ai peur de toi qui, né dans un quartier défavorisé de parents probablement illettrés et sans la chance que j’ai eue d’être scolarisé dans un environnement où la violence ne conditionnait pas ma vie, t’es réfugié dans l’extrême, la haine de l’autre. Tu n’as pas développé l’esprit critique nécessaire à la vie en communauté, celle de la terre sur laquelle tu vis. Ta couleur, ta religion, ton éducation ne m’intéressent pas. L’unique valeur essentielle à une vie paisible tu ne l’as pas acquise : le respect de la différence.


J’ai peur de toi qui, au nom d’une appartenance territoriale, jouis sans discontinuer depuis hier à midi mais qui nous fais un discours larmoyant en prônant la défense du peuple alors que tu l’asservirais si tu en avais la possibilité. Tu veux nous renvoyer au moyen-âge en utilisant la peur de l’autre. Tu veux ressortir la guillotine et le peloton d’exécution. Tu vas y arriver en te reposant sur ces moments affreusement tristes et la peur qui en découle. L’humanité a déjà vécu ces moments et ces combats. Elle les revivra et tu perdras. C’est une question de temps.


J’ai peur de toi qui, soit-disant musulman modéré et chef d’un Conseil que peu reconnaissent, condamne les attentats en « comprenant que des dessins aient pu déranger des musulmans ». L’esprit critique, toi t’es pas venu à la distribution de toute évidence…


J’ai peur de toi qui, niant toute évidence, déplore la mort de deux policiers et te réjouis de la vengeance au nom d’un prophète qui ne t’a rien demandé. S’il existe, il pleure d’être aimé par des cons…


Et j’en ai pour d’autres aussi… J’espère juste pouvoir m’en débarrasser de cette peur, pour ne pas devenir comme vous.

Ca fait beaucoup de peurs et je me rends compte que je n’ai qu’une peur, une terreur, une angoisse aussi profonde qu’intangible : ne plus comprendre les hommes…

 

Mirko Righele
8 janvier 2015

 

02/12/2013

Qui a raté le virage de la mobilité ?

Le 9 février 2014, le peuple suisse devra se prononcer sur la création d'un "Fonds d'infrastructures férroviaires", désigné ci-dessous sous l'abréviation FIF.
Ce fonds, initialement prévu à hauteur de 3,5 milliards, sera doté d'un montant total de 6,4 milliards de francs d'ici 2025, dont un tiers sera versé immédiatement par la confédération.

Malgré les bonnes intentions de la conseillère fédérale Leuthard, l'inscription de ce FIF dans la constitution risque bien de prendre le chemin des oubliettes. En tout cas, pour mon bulletin et pour les raisons suivantes :

Le fonds sera constitué par un versement de la totalité des cantons, par des versements consécutifs de 500 millions par an. Que le canton soit avantagé par ce FIF ou pas, il passe à la caisse.

Ensuite, la constitution n'est pas un fourre-tout dans lequel nous pouvons mettre toutes les règles que nous voulons difficilement modifiables. Il est plus difficile de modifier la constitution que d'abroger une loi, ce qui pousse les politiques à faire du texte suprême de notre confédération un amas d'initiatives et d'articles incohérents qui pourraient, devraient être réglés par des loi spéciales.

Pour finir, le financement du réseau férroviaire doit revenir au réseau férroviaire. Il est inadmissible que ce soient les taxes sur les poids lourds, la TVA et les huiles minérales qui financent le réseau férroviaire. C'est, encore une fois, les usagers de la route qui paient pour ce qu'ils n'utilisent pas. A juste titre d'ailleurs, si c'est pour se retrouver coincé comme une sardine sur des trajets plus ou moins longs et mouvementés, à un tarif non-négligeable !
La déduction fiscale découlant de l'utilisation des réseaux de transports publics, outre son irrespect d'une égalité de traitement fiscal, semble un argument de dernière zone, de dernier recours pour faire accepter une initiative aussi mal ficelée..

Le message du 24 novembre ne résonne déjà plus dans le département de Mme Leuthard. Le peuple ne veut pas de transfert de charge entre la route et le rail.

Madame Leuthard loupe le virage de la mobilité fédérale et continue droit dans le mur en klaxonnant !

Mirko Righele

12/03/2012

Le pragmatisme qui dérange, vol. 1

Ce 11 mars, les suisses ont choisi. En leur âme et conscience, ils ont voté, plebiscité et donné une direction au pays. Un forme de vision de la société dans laquelle ils veulent vivre. Ont-ils bien fait ? L'avenir, l'histoire nous le dira. Mais sûrement pas le tribunal fédéral ou un pays voisin !

6 semaines de vacances pour rejoindre la France

Le pragmatisme est de mise sur cet objet. Les suisses ne s'y sont pas trompés. En même temps, ils peuvent remercier leurs voisins français, ceux-là même qui s'indignent car le "petit suisse" n'est pas un assisté, pour leur avoir donné l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire !
Et oui, au grand dam de Monsieur Mélenchon, la Suisse ne veut pas sombrer dans un assistanat et une lutte des classes comme a si bien su le faire le pays pour lequel il est "candidat" à la présidence. Nous préférons l'effort, le travail et l'investissement personnel à un système qui ment en prônant une soi-disant confort de vie. Le confort de vie français ne fait rêver que... ah tiens, il ne fait rêver personne...
Les conséquences auraient été catastrophiques, j'en suis aujourd'hui encore plus convaincu qu'hier. 

Le vert Antonio Hodgers déclarait même que "la peur avait gagné", que son parti voulait "donner du temps aux travailleurs plutôt que de l'argent". Cette dernière déclaration est claire et ne souffre d'aucune contestation : les verts veulent diminuer vos salaires, ils l'expriment clairement par le biais d'un conseiller national (ce qui est inquiétant). Economiquement c'est une abbération et socialement un suicide.
Mais bon, Votez bio ! on recycle les vieilles idées communistes !

Allez, demain on parle du tribunal fédéral, de ses compétences et d'autres dictateurs...

Mirko Righele

28/02/2012

La traque des incompétents

Ca y est... Vous l'avez eu... Vous voyez aujourd'hui sa tête rouler au pied d'une presse bien-pensante, sur les pavés de déclarations moralisatrices exprimées par les politicards de tous bords... A tirer sans viser, vous avez eu l'homme. Dans votre quête effrénée de vengeance et de sang, vous avez brisé le père. Vous avez touché son centre, sa famille... Je vous méprise pour ce que vous ne saurez jamais être : des êtres humains.

Vous avez voulu vous en payer une tranche ? C'est réussi ! Vous les soi-disant alliés et amis, vous les défenseurs du juste, vous les charognards en quête de reconnaissance. Cette reconnaissance que vous ne pourrez jamais avoir par vos bonnes actions, vous l'aurez, provisoirement, par votre acharnement, votre entêtement, votre petitesse.... Je vous insulte ? Aucune insulte ne peut être assez précise pour définir ce que je ressens ce soir.

Vous avez réussi, félicitations. Vous avez réussi à abattre un homme, bien cachés sur vos miradors. Quelle courage vous avez eu... Quelle grandeur d'âme, j'en suis pantois !

Mais vous vous êtes trompés de cible...

Alors, maintenant que vous avez obtenu ce pour quoi vous vous êtes battus, comment vous sentez-vous ? Repus ? Joyeux ? Vous n'en sortez sûrement pas grandis, vous qui auriez eu besoin de vous élever. Vous vous trainez dans la fange, celle de la diffamation contre l'homme, contre le père.

Finalement, c'est lui qui vous a eus. Il part pour de mauvaises raisons comme vous restez pour de plus mauvaises raisons encore...

Je vous plains mais ne vous déteste pas. Je ne peux haïr que mon égal ou mon supérieur et, de toute évidence, il vous manque quelques mêtres pour atteindre l'humanité.

Mirko Righele

 

25/05/2011

La nuit des chacals

A peine la parade nuptiale terminée que les prédateurs se ruent sur le jeune couple pour lui trouver toutes les raisons de regretter son union…

Ces témoins volontaires vont s'évertuer à tenter de ramasser les miettes du banquet, les restes de confettis ou à séduire les demoiselles d'honneur.

 

Dans la savane, c'est un peu pareil ; le couple s'unit (moins chrétiennement bien sûr), dans l'ombre, dans un endroit calme théoriquement hors de portée des prédateurs. Généralement, cette phase là est bien respectée…

C'est après que tout se gâte ! Les premiers nés du couple sont les proies idéales pour les chacals alertes qui n'attendaient que de voir poindre le bout du museau des héritiers pour les dévorer, qu'ils aient faim ou pas… C'est une période charnière pour la lignée, les parents sont vigilants et les nouveaux nés doivent apprendre très vite à se défendre, d'une manière ou d'une autre.

C'est un peu la sélection naturelle qui s'opère, même si les chacals ne sont pas des prédateurs courageux et plus forts par définition.

 

A Genève, nous avons des exemples tous les jours de troupes de chacals qui s'affairent à s'occuper de tout, sauf de ce qui les regarde.

Entre ceux qui veulent bouter les mariés hors de leurs pénates, ceux qui disent que la mariée est déjà cocue ou que le mariage est voué à un échec cuisant, il y en a pour tous ! L'analogie avec les chacals de la savane n'est plus qu'à un pas…

 

Mais que ceux qui se sont réjouis des festivités se rassurent ; les mariés vont bien, ils ont passé une nuit de noces mémorable, il s'aiment, se disputent de temps à autres, mais ils finissent toujours par retrouver le sourire et à croire en les valeurs qui les ont unis.

01/03/2010

Baisse du taux de conversion LPP : une réponse simpliste à un problème complexe

Les votations du 7 mars vont écrire une nouvelle page d’histoire de notre système de prévoyance à 3 piliers.

En effet, 25 ans après l’introduction de l’obligation de s’affilier, la première réelle modification brutale du taux de conversion sera soumise au vote du souverain. Jusque-là, le Conseil fédéral s’était contenté de modifier, sous la pression du lobby des assureurs, le taux de rémunération minimum des capitaux d’épargne. L’adaptation récente du taux de conversion, passant de 7,2 à 6,8 % progressivement, ne peut être considérée comme une modification radicale de notre système de prévoyance.

Pour mémoire, lors de l’introduction de l’obligation d’affiliation, le 1er janvier 1985, le taux de rémunération obligatoire de l’épargne était de 4 % ! Un pourcentage inimaginable de nos jours, à moins de modifier la loi pour autoriser les fondations de prévoyance à investir les capitaux de manière plus dynamique qu’aujourd’hui.

Il est clair que la prochaine modification du taux de conversion sert uniquement à protéger à long terme le versement de nos rentes, et ceci est tout à fait compréhensible. Les diverses crises financières que notre pays a traversées ces dernières années n’ont pas permis aux institutions de prévoyance de maintenir les taux de couvertures imposés par la loi.

Cependant, une réflexion subsiste : jusqu’à quand devons-nous tirer sur la corde d’un système sans prendre conscience de notre responsabilité individuelle quant à notre propre survie ?

Je m’explique…

Toute ma réflexion est basée sur le principe des Droits et des Devoirs de chaque être humain. La modification que nous propose le Conseil fédéral porte très clairement sur les Droits dans ce sens qu’elle en restreint une partie en diminuant une prestation, ceci dans le but de la dispenser plus longtemps.

Est-ce vraiment là une solution à long terme ? Absolument pas ! La population va continuer à vivre plus longuement (20 ans après l’âge de la retraite pour les hommes et 23 ans pour les femmes), il faudra donc, prochainement, revoir ce taux de conversion pour l’adapter à l’évolution démographique de notre pays. Nous arriverons, à terme, à des rentes indignes de ce nom, des capitaux peu ou pas rémunérés et des retraites trop longues pour vivre comme des miséreux.

Et c’est là qu’intervient la notion de « Devoirs »… L’Etat providence a-t-il le devoir de faire vivre les membres de sa communauté en leur octroyant une belle retraite bien méritée, quel qu’en soit le coût ? Il est avéré que cette approche communiste du rôle de l’Etat est éculée depuis, presque, l’année de l’introduction de l’obligation de s’affilier !

Les « Devoirs » qu’il m’intéresse de mettre en avant sont ceux des membres de la communauté. L’heure de la prise de conscience est arrivée ! Chacun doit se rendre compte qu’il a le devoir envers lui-même ainsi qu’envers ses pairs de prendre en main sa vie, sa subsistance et, éventuellement, sa propre retraite. Il est tout de même étrange que, malgré les problèmes connus dus à l’augmentation de l’espérance de vie, la question de la prolongation de la période de travail ne soit pas clairement posée. Ceci est un exemple parmi tant d’autres de responsabilisation des travailleurs. Chacun doit avoir conscience qu’il est le seul qui doit prendre soin de sa survie, de celle de ses proches et de sa retraite. L’Etat n’est pas là pour palier à un manque d’organisation individuelle, mais pour diriger et accompagner les êtres humains qui le composent à cheminer le plus sereinement tout au long de leur vie.

Les pistes sont multiples pour tenter de maintenir des rentes valables sans sacrifier les institutions de prévoyance : une augmentation de l’âge de la retraite, une augmentation des contributions accompagnée d’un lissage des taux de cotisation (pour ne pas prétériter les travailleurs plus âgés), une période de contribution commençant avant 25 ans ou, bien entendu, une refonte totale du système de prévoyance à 3 piliers que nous connaissons.

En conclusion, cette initiative, toute bien intentionnée soit-elle, ne règle pas le problème des rentes de vieillesse à long terme. C’est un emplâtre posée sur une plaie destinée à se rouvrir ponctuellement pour nous rappeler qu’il ne faut pas soigner les symptômes, mais la cause…

Mirko Righele

06/10/2009

Ce n'est pas ma Suisse...

Au début vivaient 3 communautés... Pour se protéger des menaces des suzerains les entourant, ils décidèrent de s'allier. En 1291, ils scéllaient un pacte qui nous réunirait tous un jour.
Genève elle-même, pour échapper à une éventuelle annexion est entrée dans la confédération en 1815.

Aujourd'hui, 718 ans plus tard, nous sommes 26. C'est dire si nous nous sommes ouverts aux autres, et pour une multitude de raisons ! Les nombreux pactes et alliances conclues entre les cantons avaient une raison commune d'exister : l'aide et le soutien mutuel !

Ca, c'est ma Suisse...

Celle qui ne veut pas de l'étranger qui vient travailler, ce n'est pas ma Suisse...

Celle qui affiche ouvertement sa haine envers une communauté religieuse, ce n'est pas ma Suisse...

Celle qui fustige et stigmatise une frange de la population pour ses préférences sexuelles, ce n'est pas ma Suisse...

Celle qui veut "balayer" d'autres être humains, ce n'est pas ma Suisse...

Celle qui pense détenir la science absolue dans tous les domaines, ce n'est pas ma Suisse...


A tous ceux qui se reconnaissent dans ces descriptions, ouvrez vos livres d'histoire. Cherchez d'où vous venez et par quel miracle vous vivez dans un pays juste et amoureux de ses concitoyens. Vous verrez, ces propos vous auraient désservis pendant plus de 700 ans...

A bon entendeur

Mirko Righele

10/02/2009

La peur est mon métier...

Bonjour,

Je reviens sur les déclarations mensongères et diffamatrices du tribun zürichois Christoph B. homme politique déchu (et tant mieux) et amer, mais amer...

Rappel des faits : Dimanche 8 février, après la défaite cuisante des neinsager zürichois tel que Hans Fehr et Christoph B. sur un sujet vital pour notre pays (comme quoi les mensonges ne paient pas), ce dernier s'est permis un parallèle entre la Suisse et le IIIe reich.
Voici ses propos traduits  :
«Prenez des courants dictatoriaux comme le IIIe Reich. Lorsque tous les gens s’alignent et applaudissent Hitler, ils font évidemment toujours partie des vainqueurs
Ce à quoi un journaliste plein de bon sens lui rétorque que les deux situations ne sont pas comparables. Christoph B. d'insister :
«Si, c’est comparable dans le sens où l’on a l’impression qu’il faut toujours se ranger du côté de la majorité
«les Suisses vont saigner» s'est-il permis d'ajouter...

Quand on sait que ces propos ont été tenus sur "TeleBlocher", on se demande qui veut diriger l'opinion...

Après l'invasion polonaise, l'invasion des requérants d'asile, l'invasion islamique, l'invasion des bulgares et des roumains, nous attendons donc les envahisseurs dont les dents seront plus acérées que nos fameux couteaux suisses et qui suceront la sève vitale de notre beau pays sacrifié sur l'autel des europhiles convaincus...
Si elle n'a pas lieu, je suis persuadé que Christoph B. et ses amis qui aiment à promouvoir le mensonge et la peur de l'autre trouveront un nouveau mouton-émissaire pour diffuser un message agressif, protectionniste et populist, encore une fois...

Il est temps que l'UDC ouvre enfin les yeux, à l'instar de certains de leurs conseillers nationaux, et se rende compte que cet homme populaire et populiste ne nous a pas fait avancer d'un cheveu en matière de sécurité, bien au contraire, et que ces beaux discours ne servent qu'à rameuter les masses qui, à court terme, se disperseront aussi vite qu'elles se sont rassemblées.

Pourquoi les Suisses réussissent tout mieux que tout le monde ? demandait un professeur d'université français...
Peut-être parce-que, jusqu'ici, ils ne se sont pas fait diriger par un seul homme et qu'ils ont su garder la tête froide sur tous les sujets importants qui leur ont été expliqués et soumis à leur jugement.

Il a été évincé par le parlement, on lui a préféré M. Maurer, il est temps qu'il s'occupe d'une retraite bien méritée, dans un canton qui accepterait peut-être encore de négocier un forfait ;-)

Que la défaite est amer pour celui qui s'est battu dans son seul intérêt...

Bien à vous

Mirko Righele

05/02/2009

Aux larmes citoyens...

Bonjour.

Mon billet de ce jour vient du plus profond de mon coeur. Il sera emprunt de mes sentiments personnels. Peut-être même qu'il ne sera pas objectif sur certains points et je vous demande d'avance de m'accorder votre pardon.

Rappel des faits

Jean-Claude, 34 ans, séparé, père d'une fillette de 10ans vient rendre visite à son frère qui habite à l'avenue De-Luserna. Après une dispute avec une bande de jeunes bien connus des commerçants, il reçoit 5 coups de couteau. Le 117 est appelé immédiatement. Jean-Claude se vide de son sang et toujours pas de trace de la police ou d'une ambulance...
Deuxième appel au 117.
25 minutes plus tard, une patrouille arrive. Jean-Claude meurt, touché à l'artère fémoral.
Le soir même, un jeune homme de 19 ans vient se présenter à la police avec son père. Il avoue avoir "fait une bêtise".
Deux autres personnes sont interpellées par la police.

Un homme est mort... Vous me direz "Ok, quelque chose de nouveau ?"
Oui justement ! La nouveauté c'est que nous l'avons assassiné. Nous tous. Notre égoïsme, notre insensibilité, notre peur d'agir l'ont tué...

A 34 ans, père d'une fillette de 10 ans, il est parti, baignant dans son sang, sauvagement assassiné par un jeune homme qui a, lui-même, détruit sa propre vie ce jour-là, à cause des égoïstes que nous sommes, et j'accuse !

J'accuse les autorités de n'avoir pas pris au sérieux les plaintes des commerçants du centre Luserna.

J'accuse le responsable du département de ne rien faire pour étoffer les effectifs policiers qui, malgré la proximité du poste de la Servette (700 mètres en utilisant les routes) sont arrivés bien trop tard pour porter secours à la victime.

J'accuse les politiciens pantins d'un populisme malodorant de penser à leur ré-élection plus qu'au bien-être de ceux qui leur ont donné leurs voix.

J'accuse ceux qui se veulent défenseurs de la veuve et l'orphelin à grands coups de filmés très médiatiques mais profondément inutiles pour faire avancer les dossiers en attente au parlement cantonal.

J'accuse ceux qui prônent une politique angéliste qui définit tout un chacun comme "il est beau il est gentil" !

Je NOUS accuse de ne pas choisir les bonnes personnes pour diriger notre république dans l'intérêt du souverain.

Tout compte fait, j'accuse beaucoup de monde. J'aurai pleins de nouveaux amis demain, mais peu importe, je campe sur mes positions.
Oui, comme disait le père de la victime "on voulait sa mort" ! Il ne savait pas qu'il était profondément dans le juste...
Le "on", c'est nous... Vous, moi, tous ceux qui n'agissent pas et qui laissent couler notre Genève en espérant sauver leurs meubles...

Je suis né à Genève, je l'aime mais, à l'instar d'un amoureux vieillissant regardant l'élue de son jeune coeur, je ne la reconnais plus...

Pardonne-nous Jean-Claude, nous t'avons abandonné...

Mirko Righele

18/01/2009

Les certitudes des autres....

J'aimerais revenir sur tout ce qui s'est dit sur les votations du 8 février 2009 concernant la reconduction des accords de libre-circulation. L'acceptation des deux pays supplémentaires n'est pas une argument valable pour accepter ou refuser une reconduction...

La clause "guillotine" "couperet" "éliminatoire" :

Cette clause est étudiée sous toutes ses coutures par les opposants à la reconduction. J'aimerais leur éviter un travail long, fastidieux et inutile en leur donnant mon avis s'i peut les aider à dormir en paix.
Est-il pensable que l'UE accepte 6 millions de personnes qui ne sont pas d'accord avec les décisions prises à l'unanimité, et en plus pas complètement, un peu selon leurs désirs ? Franchement, la réponse va de soi...

De plus, il faut penser à l'intérêt prédominant de cette double question. Qu'est-ce qui est le plus important pour nous ? Reconduire des accords qui font vivre notre économie depuis des années ou interdire à "quelques" travailleurs de venir chercher une occupation professionnelle rémunérée et à la seule condition qu'ils puissent subvenir à leurs besoins ? C'est une condition sine qua non pour qu'ils aient l'usufruit des règles de libre circulation des personnes.... Pas un Rrom de plus... pas un mendiant de plus... Juste des travailleurs.

Alors pour tous ceux qui s'évertuent à tuer l'économie suisse, je dis STOP ! Vous n'avez pas le réellement le choix des armes. OUI ou NON.... C'est tout ce qu'on vous demande. N'utilisez pas une votation qui se doit d'être simple comme une tribune politique dont vous n'avez pas besoin. Le populisme a fait son temps, les électeurs sont informés et intelligents. Ne les prenez pas pour des moutons (noirs ou blancs).

Vous avez compris ma position, je vous invite à la suivre. L'ouverture vers l'autre, c'est de lui dire OUI. Soyons exemplaires.

Bien à vous

Mirko

13/01/2009

L'ingérence c'est...

Je trouve ce début d'année riche, extrêmement riche en affirmations légères, décisions lourdes et éructations imbuvables...

J'en viens donc à me demander si quelques-uns de nos personnages publiques ne devraient pas simplement engager un chargé de communication "intelligent" (s'ils comprennent ne serait-ce que le sens premier de ce mot).
Je vais donc parler de ce qui m'effraie le plus : l'ingérence dans tous ses excès

L'ingérence c'est...

Critiquer un des pays les plus neutres du monde parce-qu'il prend, à nos yeux égoïstes, parti dans un conflit meurtrier où la victime n'a aucune chance de se défendre.

Oser dicter nos volontés politiques à une union qui veut bien de nous en demi-teinte, mais qui se passerait bien de nos services si nous ne nous soumettions pas, nous les petits 6 millions d'habitants, à des règles pré-établies auquelles nous avons souscrit sans sourciller.

Interdire à une homme de s'exprimer en raison de son idéologie politique et culturelle, sous couvert de tendances à la haine raciale, et de citer des fausses rumeurs le concernant, uniquement dans le but de le discréditer.

Envahir un pays non-militarisé en y exécutant des civils innocents (la définition de l'innocence étant un sujet délicat, j'exprime la mienne) qui n'ont pas demandé à être pris entre deux feux. Qui sont les terroristes dans ce cas là ? Je n'ai pas de réponse à donner...

Dicter à un état de droit ses devoirs et obligations envers des terroristes (là j'ai une réponse : UTA 772) qui se permettent encore de venir pratiquer leurs actes barbares sur le territoire qui les accueille et qui se permettent de retenir en otage des ressortissants innocents pour assouvir un délir de toute-puissance typique d'une dictature.

Critiquer un autre parti politique que le sien parce-que des députés de celui-ci vivent en France voisine (quelle honte, un frontalier !), et prôner l'ouverture vers les Hommes (le grand H est voulu) en déclarant les comprendre mais, pour finir, tendre à la fermeture et le repli sur soi.

L'ingérence c'est aussi soulever tous ces points et de vous donner mon avis qui n'est certes pas objectif mais tellement "intestinal" que je sens déjà le glaive de mes plus proches ennemis se lever pour m'asséner une punition bien méritée....

Mea culpa, mea maxima culpa, je ne suis qu'un homme et le pardon est céleste, tout le monde le sait....

Bien à vous et bienvenus en 2009, l'année de l'oeuf (ou de la poule)

Mirko

07/12/2008

Cambriolages et agressions continuent...

Cette fois, c'est avec une particulière envie de faire passer mon message que je vous écris.

Cette nuit, j'ai eu le grand plaisir de trouver mon appartement saccagé par des cambrioleurs. Sympa en rentrant, toujours agréable de rentrer et de trouver sa porte ouverte... Mais peu importe ma petite mésaventure, le pire est bien ailleurs.

En appelant le 117, je me suis entendu dire que personne ne pouvait passer car il y avait une affaire assez grave qui se serait passée cette nuit du 6 au 7 décembre 2008. Alors j'ai gentiment remercié la jeune femme qui m'a répondu, j'ai appelé un serrurier pour pouvoir verrouiller ma porte d'entrée, puis j'ai dormi quelques heures sur mon canapé, histoire de ne pas faire disparaitre une quelconque trace du passage de ces charmants touristes.

Ce qui me dérange profondément, c'est le manque d'effectifs de la police genevoise. La gendarmerie, la police de sécurité internationale et les ASM travaillent pourtant de concert pour garantir notre sécurité, malheureusement sans succès de toute évidence.

Maintenant cela suffit ! Marre des politiques qui ne prennent pas leurs responsabilités ! Plus intéressés par leur retraite politique et leurs quelques centaines de milliers de francs par an, la sécurité des électeurs ne les intéresse pas. Le conseil d'état n'assume pas ses responsabilités.

Que faut-il faire pour que finalement quelqu'un réagisse au plus haut niveau ? Un meurtre ? Une agression particulièrement sauvage ? Des milices citoyennes ?

Le travail de nos gardiens de la paix est remarquable, mais plus que ça, ils ne peuvent pas faire... Fini les charlots aux grand conseil qui ne font que s'écouter parler sur Léman Bleu ! L'activité politique doit être basée sur l'envie d'améliorer la vie de tous, pas uniquement la sienne...

Je suis ce soir fâché contre nos autorités qui font preuve d'une impuissance désespérante face aux vrais problèmes des citoyens.

Bien à vous

Mirko

 

25/11/2008

L'exemple français

sego.jpgBonjour à vous tous,

J'aimerais revenir quelque peu sur l'élection de la nouvelle dirigeante du Parti Socialiste français.

Je ne vous fais pas l'affront de vous raconter l'histoire dans son entier,  mais j'essaie d'en trouver les raisons...

J'ai lu un article hier sur la Tribune qui expliquait que la débâcle du PS français inquiétait le PS genevois.
D'après moi, cette débâcle devrait inquiéter tous les partis sans exception.

Ce qui se trame chez nos voisins aujourd'hui va bien au-delà des clivages idéologiques. C'est une question de personnalités et de remise en question personnelle. Je ne pense pas qu'un parti dirigé intelligemment puisse arriver chez nous à un tel niveau de bêtise !
Si le PS français réfléchissait un peu, il verrait que Madame Royal n'a pas été plebiscitée aux élections de 2007, non pas pour son manque de programme, mais parce-que les français ne voulaient pas d'elle ! Elle a été l'ingénieur de la chute de la gauche française.
Il fallait juste lui expliquer que des personnalités comme elle n'ont plus leur place comme leader de parti.

A Genève, nous avons la chance de connaitre des leader de partis très modérés et intelligents, même si parfois il faut plusieurs essais à certains pour trouver leur marques. Je pense bien sûr au parti libéral qui a vécu quelques déboires ces dernières années, mais qui est sorti de ses conflits internes et qui est revenu en force aux affaires étatiques, notamment en faisant élire 13 constituants le 19 octobre.

Je me demande si nous ne devrions pas prendre exemple sur nos voisins et néanmoins amis français. Que cette polémique malsaine nous apprenne que les partis sont constitués d'hommes et de femmes qui vont être mis en avant pour défendre les idées de la base, et pas leurs petites ambitions personnelles...

Bien à vous

 Mirko

24/11/2008

On s'en fume un petit entre le dessert et le café ?

Cette phrase, vous risquez bien de l'entendre bientôt dans les bistrots suisses si vous vous trompez de case sur votre bulletin de vote le 30 novembre !

Non contents de donner un signal fortement malsain aux jeunes qui n'attendaient, jusqu'à maintenant, leurs 18 ans que pour courir au service des autos chercher leur permis de conduire provisoire, l'initiative pour la dépénalisation du cannabis permettra aux consommateurs de s'en fumer un au bistrot, ou dans la rue... Vous vous imaginez dans votre pizzeria préférée en train d'engloutir votre Calzone pendant que les voisins de tablée se roulent des pétards ? Je conseille à tout le monde d'aller en Hollande pour voir ce que ça fait...

Tiens, la Hollande, souvent reprise comme exemple par les initiants de cette "loi" angélique, parlons-en de la Hollande !
Ce pays compte actuellement environ 700 coffee-shops (bars à fumette pour les non-initiés). Les 106 maires hollandais sont en train de mettre sur pied un plan qui fermera ces établissements, pour des raisons évidentes de santé publique et de sécurité. Il faut dire que la consommation de cannabis est tolérée depuis 1978 et pas autorisée comme on veut nous le faire croire.D'autre part, les villes du sud de la Hollande ferment systématiquement les établissements vendant du cannabis à cause des nuisances générées par le tourisme de la drogue. Je n'invente rien... Un article y était consacré vendredi dans votre Tribune de Genève.

D'ailleurs, la dernière trouvailles des tenanciers de ces coffee est de demander à l'état de pouvoir cultiver eux-mêmes l'herbe qu'ils vendent, ceci afin de juguler le marché noir. Comme quoi, 30 ans après, le marché noir existe toujours car le combat aujourd'hui n'est pas de pouvoir vendre du cannabis, mais de proposer celui qui est le plus chargé en THC. Les doses étant tellement fortes aujourd'hui, que nous pouvons considérer cette drogue comme étant dure et plus douce ! Et ne me parlez pas de l'alcool ! 1 verre de vin, je peux conduire, j'ai toutes mes facultés et je ne souffre d'aucun manque neuronal quelconque. 1 bouffée sur un pétard et vous êtes bons pour ramener ma carcasse à la maison ! Et croyez-moi, je ne suis pas petit....

Alors l'angélisme, ça suffit ! Marre d'entendre dire que c'est une politique "responsable" ! C'est irresponsable et incohérent au vu de nos combats quotidiens pour notre santé et celle de nos enfants.

Vous voulez fumer du cannabis ? Libre à vous mais chez vous et sans vous montrer aux yeux de tous et influencer la jeunesse en montrant comme c'est coooool de fumer un bédo et de planer avec mes potos en refaisant le monde toute la nuit...

Notre pauvre pays ne mérite pas qu'on le considère comme un havre de paix pour les toxicomanes (et oui, vous êtes des toxicos, c'est la vie...). Je vous invite donc à voter NON à l'initiative pour la dépénalisation du cannabis le 30 novembre !

Bien à vous

Mirko

12/11/2008

Que fait la police ???

CE QU'ELLE PEUT !

N'en déplaise à ceux qui pensaient déjà que j'allais "casser du flic" sur ce blog... Désolé, c'est leur direction que je vais allumer.

Hier, mardi 11 novembre 2008, 22 cambriolages sur le canton de Genève (état à 21h30)

En cette période de novembre, le nombre de cambriolages a augmenté de manière inquiétante. Jusque-là, pas de d'étonnement, le temps, la nuit qui tombe très vite y sont pour quelque chose.
Mais en fait, les cambrioleurs, ce n'est pas des vampires, non ? Ils font quoi le reste de l'année ? Et bien la même chose, mais plus discrètement !

Au Grand-Saconnex, commune dans laquelle je vis, la gendarmerie en collaboration avec la sécurité municipale a arrêté ces dernières semaines une bande qui sévissait dans le nouveau quartier du pommier. La police et les ASM ont étés très présents dans ce quartier et ils n'ont pas baissé la garde, malgré le coup de filet effectué ces dernières semaines.

Maintenant il faut se poser une question qui brûle toutes les lèvres, pourquoi n'a-t-on pas un effectif policier plus important ?
J'ai quelques débuts de réponse....

1. Le métier n'est plus considéré comme il l'était il y a quelques décennies
2. Le gendarme n'est plus "intimidant"... Le soutien de leur direction est si faible qu'ils n'ont plus aucun pouvoir.
3. Les multiples scandales qui ont sali l'image de nos gardiens de la paix contribuent à diminuer la valeur de nos agents aux yeux de la population et, notamment, aux yeux des délinquants. Et la presse en est grandement responsable !
4. La justice n'a de juste plus que son nom s'il est bien écrit... La loi, permissive, ne condamne pas, mais "réoriente"...
5. Même si on les arrête, on les mets où ? A Champ-Dollon ? Imaginons qu'on leur trouve une cellule qui ne soit pas surpeuplée, ce n'est pas une geôle irakienne... C'est souvent mieux que sous un pont...

L'an prochain auront lieu les élections pour le Grand Conseil et le Conseil d'Etat. Il est temps que les genevoises et les genevois se mobilisent pour un VRAI problème qui gangrène notre république ! LA SECURITE

Alors j'attend les arguments de ceux qui pensent que "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil" !
Ils n'en ont juste plus un seul !

Nous devons revaloriser notre police et la diriger ! 8 ans sans patron qui a des co...... ça fait trop !

Avant que la population ne s'organise en milices (et dans certains coins nous n'en sommes pas loin malheureusement) le gouvernement doit réagir, taper du poing sur la table et ne pas avoir peur d'utiliser les moyens légaux qui sont à notre disposition pour sécuriser notre canton ! (balles expansives y compris...)

Nous sommes un état de droit et à chaque droit correspond un devoir ! Le notre est de rendre notre république agréable à vivre !

Bien à vous

Mirko

 

03/11/2008

Dieu n'existe pas...

Combien de fois l'ai-je dit ? Combien de fois l'ai-je entendu ?

Mais au fait, pourquoi ? Parce-que je n'y crois vraiment pas ou parce-que je veux lui dire mon malaise ?
Quoi de plus insultant pour celui qui ne vit que par notre croyance que de lui dire que nous n'y croyons pas ?
Juste un moyen d'attirer son attention sur nous, juste quelques instants...

Ce matin je me suis posé la question : il existe ou pas ? il est là, avec nous tous ou pas ? Pourtant j'étais chez lui ! Au beau milieu de la chapelle du cimetière Saint-Georges, pour dire au revoir à un jeune homme qui est parti trop tôt.
Ce mercredi 28 octobre, il a perdu la vie sur la route. Et à ce moment-là, Dieu était là ou pas ? A-t-il choisi, comme on fait ses courses au marché, qui devait le suivre cet automne ?

Par contre, j'ai une certitude : aujourd'hui il n'est pas là. Il n'est pas avec les parents qui souffrent la perte de leur fils unique. Il n'est pas avec la compagne qui pleure la perte de son futur mari (oui, ils voulaient se marier et procréer). Il n'était pas avec moi.

Et là, je n'ai qu'une question pour lui : mon pote, tu crois pas que t'as des manquements graves à ton devoir ?

Alors ce soir, j'ai laissé la politique derrière moi, les subprimes aux banquiers, Obama aux américains...

J'ai juste un truc à dire : Dieu n'existe pas....

24/10/2008

Payer ou mourir...

Bonjour à tous

 

J'ai appris avec consternation que la caisse-maladie Groupe Mutuel avait résilié pour le 31 décembre prochain la convention qui avait été mise en place entre l'état de Genève, par le biais de notre conseiller en charge du DSE François Longchamp, et les assureurs maladie.

 

Pour rappel, les faits :
En 2007, des assurés de l'assurance maladie obligatoire s'étaient vus refusé des remboursements de traitements médicaux simplement car ils n'avaient pas payé la prime de base... Certaines personnes atteintes de maladies graves et handicapantes n'avaient donc plus accès à leurs médicaments, onéreux s'il en est, mais nécessaires à leur survie.
Sur ce, Monsieur François Longchamp, précédemment cité, a "pris le taureau par les cornes" et signé une convention avec les assureurs maladie afin que ceux-ci ne refusent plus de prendre en charge les frais de traitement en cas de non-paiement de primes. L'état de Genève prendrait en charge partie des primes des plus fragiles. Ce qui a permis à un bon nombre de citoyens d'arriver au jour d'aujourd'hui...

 

Lundi 20 octobre, nous apprenons que ce fameux Groupe Mutuel, qui détient 34 % du marché des assurances-maladie de base sur notre canton, décide de résilier cette convention !
Leur discours est simple et simpliste : "La loi permet à l'assureur maladie de suspendre tout remboursement de prestations si les primes de base ne sont pas honorées.". Jusque-là, la loi des hommes est avec eux.
En gros, cette phrase pourrait se résumer à "Tu paies, ou tu crèves.... La deuxième solution arrange tout le monde : plus de primes à payer et plus de frais médicaux !".

 

Et là, je crie au scandale, je hurle, m'égosille à leur chanter la Traviata ponctuée de noms d'oiseau !

 

La loi, c'est la loi ! Je ne conteste pas ça. Mais quand une règle est stupide, vous avez comme devoir de ne pas la suivre ! Sans parler du devoir humain que les grands dirigeants de ce groupe ont probablement oublié...
Mais sont-ils seulement humains ??? Arriveront-ils à dormir en sachant que des gens risquent la mort juste parce-qu'ils ont pris des mauvaises décisions depuis leur tour d'ivoire ? Qui fait vivre ces nababs de la santé suisse ?

 

La Lamal, toute mauvaise loi soit-elle, a été crée dans un but précis : protéger les citoyens d'un manque évident de moyens en cas de maladie ou d'accident (pour ceux qui ne travaillent pas plus de 8 heures par semaine).
Qui a décidé qu'on pouvait oublier l'essence même de la pensée Lamal ?

 

Finalement, le business de l'assurance maladie continuera à être très lucratif tant que NOUS, LE SOUVERAIN, ne montrerons pas l'exemple et laisserons des gestionnaires de fortune (NOTRE fortune), diriger un sujet aussi sensible que la santé de nos pairs.
Ils se prennent pour Dieu, s'il existe.

 

Je peux continuer des heures à les insulter et à tenter de vous convaincre que ces animaux-là méritent ni plus ni moins un long exil dans les plaines de l'Oural ! Mais je m'arrête bientôt. Juste après mes recommandations.

 

Montrons-leur que nous sommes plus forts qu'eux : Nous devons convaincre toutes les personnes qui sont assurées chez eux de changer d'assurance pour cette fin d'année ! Parlez-en à votre famille, vos amis, vos connaissances, toutes les personnes que vous croisez !
Le délai qui leur est imparti pour annuler l'assurance de base est le 30 novembre 2008. Toute autre compagnie sera obligée de vous assurer aux conditions légales, sans réserves, pour l'assurance de base.

 

J'ai confiance en l'état, il ne laissera personne au bord de la route.
Cependant, nous ne pouvons pas accepter une telle inhumanité !
Montrons-leur qu'ils existent grâce à nous ! Cette fois, des vies en dépendent.

 

Je sais, je suis idéaliste, mais tant pis, je ne me plierai pas devant ces injustices !

 

Bien à vous

 

Mirko Righele

 

 

 

 

 

15:49 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3)

21/10/2008

Inversons la tendance !!!

Voilà, nous sommes finalement arrivés au bout de cette campagne pour l'élection à la constituante et le peuple a choisi ses représentants.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont fait confiance et qui m'ont donné leur voix. Elle n'ont pas servi à me faire élire, mais ont permis à mes idées d'obtenir 7 sièges à cette assemblée, ce qui n'est pas rien !

Je tiens à féliciter mon ami et co-listier, Murat Julian Alder pour sa brillante élection. Comme je lui ai déjà expliqué, un peu de moi siègera avec lui. Je partage entièrement sa vision de la future constitution qui se devra d'être humaine, progressiste et sociale ! Je suis persuadé qu'il saura relever ce défi d'avenir, malgré les branches cassées qui joncheront son long chemin vers une ère nouvelle pour l'avenir de notre république.

Oui, vous me comprenez bien... Par branches cassées je vise directement une partie des élus. Je ne peux que regretter l'émergence d'un nouveau groupe parlementaire obstructionniste : l'AVIVO !!!

De l'élection la plus incompréhensible de l'histoire de notre république, je tire l'enseignement suivant : les jeunes, principaux bénéficiaires de la nouvelle constitution, vont se faire dicter le (non-)fonctionnement de leur société par des retraités qui n'en verront probablement pas les premiers bénéfices à moyen terme.
Les anges déchus présents sur cette liste ne feront que bloquer les travaux de la constituante ! Ils ont démontré leur savoir-faire dans ce domaine depuis bien des années. Rappelons tout de même qu'un des principaux artisans de la crise du logement actuelle a été élu sur cette liste. Si ça ce n'est pas d'un illogisme probant, je ne comprends plus rien à l'arithmétique...

L'an prochain, une nouvelle élection aura lieu, celle du Grand Conseil. J'ose espérer que, cette fois, la jeune population genevoise aura le courage de s'affirmer et d'aller voter ! A gauche, à droite, au centre, peu importe, mais il faut voter pour un projet, un programme, un idéal !
Notre république a déjà trop vécu les blocages provoqués par des groupements obstructionnistes. Vigilance en son temps, le mcg (désolé, je ne peux pas me résoudre à l'écrire en majuscule) depuis 2005...
Allons-nous laisser notre Genève dans les mains de politiciens égoïstes et carriéristes ?
Je refuse de m'y résoudre !!!

Nous pouvons inverser la tendance ! Nous devons le faire ensemble et je vous attends de pied ferme pour défendre vos idées, quelles qu'elles soient.

Votre dévoué

Mirko Righele
Candidat heureux de la liste n°1 - Radical Ouverture

18/09/2008

Une constituante interactive, ça vous branche ?

Je veux consacrer ce billet à une idée que j'ai déjà très vaguement traitée sur un autre billet : la participation populaire aux travaux de la constituante.

Après les élections à cette assemblée constituante, les élus devront s'organiser en parlement et en commissions pour travailler ensemble sur le nouveau contrat social de notre république. Mais voilà, en théorie, la prochaine fois que la population entendra parler de la constitution, c'est en 2012, pour accepter la totalité du texte pondu par les constituants...

Et bien là je m'oppose... Si les travaux de la constituante veulent avoir une chance d'être acceptés par le souverain, il va falloir qu'il y participe !

C'est pourquoi je défendrai les consultations, les sondages et tout autre moyen de connaitre l'avis de la population genevoise pendant les 4 ans de mandat.

Il faut être conscient que les 80 ne doivent pas être "tout-puissants" sur la révision, mais juste la voix des genevoises et genevois durant 4 ans. Une voix qui devra s'éteindre dans 4 ans sur un résultat positif, issu d'une longue consultation populaire. C'est l'occasion rêvée de ré-inventer Genève et de souder les citoyens (au sens large du terme) autour d'un grand projet d'avenir.

Meilleurs messages

Mirko Righele
Liste 1 - Radical Ouverture

00:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)