10/02/2009

La peur est mon métier...

Bonjour,

Je reviens sur les déclarations mensongères et diffamatrices du tribun zürichois Christoph B. homme politique déchu (et tant mieux) et amer, mais amer...

Rappel des faits : Dimanche 8 février, après la défaite cuisante des neinsager zürichois tel que Hans Fehr et Christoph B. sur un sujet vital pour notre pays (comme quoi les mensonges ne paient pas), ce dernier s'est permis un parallèle entre la Suisse et le IIIe reich.
Voici ses propos traduits  :
«Prenez des courants dictatoriaux comme le IIIe Reich. Lorsque tous les gens s’alignent et applaudissent Hitler, ils font évidemment toujours partie des vainqueurs
Ce à quoi un journaliste plein de bon sens lui rétorque que les deux situations ne sont pas comparables. Christoph B. d'insister :
«Si, c’est comparable dans le sens où l’on a l’impression qu’il faut toujours se ranger du côté de la majorité
«les Suisses vont saigner» s'est-il permis d'ajouter...

Quand on sait que ces propos ont été tenus sur "TeleBlocher", on se demande qui veut diriger l'opinion...

Après l'invasion polonaise, l'invasion des requérants d'asile, l'invasion islamique, l'invasion des bulgares et des roumains, nous attendons donc les envahisseurs dont les dents seront plus acérées que nos fameux couteaux suisses et qui suceront la sève vitale de notre beau pays sacrifié sur l'autel des europhiles convaincus...
Si elle n'a pas lieu, je suis persuadé que Christoph B. et ses amis qui aiment à promouvoir le mensonge et la peur de l'autre trouveront un nouveau mouton-émissaire pour diffuser un message agressif, protectionniste et populist, encore une fois...

Il est temps que l'UDC ouvre enfin les yeux, à l'instar de certains de leurs conseillers nationaux, et se rende compte que cet homme populaire et populiste ne nous a pas fait avancer d'un cheveu en matière de sécurité, bien au contraire, et que ces beaux discours ne servent qu'à rameuter les masses qui, à court terme, se disperseront aussi vite qu'elles se sont rassemblées.

Pourquoi les Suisses réussissent tout mieux que tout le monde ? demandait un professeur d'université français...
Peut-être parce-que, jusqu'ici, ils ne se sont pas fait diriger par un seul homme et qu'ils ont su garder la tête froide sur tous les sujets importants qui leur ont été expliqués et soumis à leur jugement.

Il a été évincé par le parlement, on lui a préféré M. Maurer, il est temps qu'il s'occupe d'une retraite bien méritée, dans un canton qui accepterait peut-être encore de négocier un forfait ;-)

Que la défaite est amer pour celui qui s'est battu dans son seul intérêt...

Bien à vous

Mirko Righele

05/02/2009

Aux larmes citoyens...

Bonjour.

Mon billet de ce jour vient du plus profond de mon coeur. Il sera emprunt de mes sentiments personnels. Peut-être même qu'il ne sera pas objectif sur certains points et je vous demande d'avance de m'accorder votre pardon.

Rappel des faits

Jean-Claude, 34 ans, séparé, père d'une fillette de 10ans vient rendre visite à son frère qui habite à l'avenue De-Luserna. Après une dispute avec une bande de jeunes bien connus des commerçants, il reçoit 5 coups de couteau. Le 117 est appelé immédiatement. Jean-Claude se vide de son sang et toujours pas de trace de la police ou d'une ambulance...
Deuxième appel au 117.
25 minutes plus tard, une patrouille arrive. Jean-Claude meurt, touché à l'artère fémoral.
Le soir même, un jeune homme de 19 ans vient se présenter à la police avec son père. Il avoue avoir "fait une bêtise".
Deux autres personnes sont interpellées par la police.

Un homme est mort... Vous me direz "Ok, quelque chose de nouveau ?"
Oui justement ! La nouveauté c'est que nous l'avons assassiné. Nous tous. Notre égoïsme, notre insensibilité, notre peur d'agir l'ont tué...

A 34 ans, père d'une fillette de 10 ans, il est parti, baignant dans son sang, sauvagement assassiné par un jeune homme qui a, lui-même, détruit sa propre vie ce jour-là, à cause des égoïstes que nous sommes, et j'accuse !

J'accuse les autorités de n'avoir pas pris au sérieux les plaintes des commerçants du centre Luserna.

J'accuse le responsable du département de ne rien faire pour étoffer les effectifs policiers qui, malgré la proximité du poste de la Servette (700 mètres en utilisant les routes) sont arrivés bien trop tard pour porter secours à la victime.

J'accuse les politiciens pantins d'un populisme malodorant de penser à leur ré-élection plus qu'au bien-être de ceux qui leur ont donné leurs voix.

J'accuse ceux qui se veulent défenseurs de la veuve et l'orphelin à grands coups de filmés très médiatiques mais profondément inutiles pour faire avancer les dossiers en attente au parlement cantonal.

J'accuse ceux qui prônent une politique angéliste qui définit tout un chacun comme "il est beau il est gentil" !

Je NOUS accuse de ne pas choisir les bonnes personnes pour diriger notre république dans l'intérêt du souverain.

Tout compte fait, j'accuse beaucoup de monde. J'aurai pleins de nouveaux amis demain, mais peu importe, je campe sur mes positions.
Oui, comme disait le père de la victime "on voulait sa mort" ! Il ne savait pas qu'il était profondément dans le juste...
Le "on", c'est nous... Vous, moi, tous ceux qui n'agissent pas et qui laissent couler notre Genève en espérant sauver leurs meubles...

Je suis né à Genève, je l'aime mais, à l'instar d'un amoureux vieillissant regardant l'élue de son jeune coeur, je ne la reconnais plus...

Pardonne-nous Jean-Claude, nous t'avons abandonné...

Mirko Righele