25/05/2011

La nuit des chacals

A peine la parade nuptiale terminée que les prédateurs se ruent sur le jeune couple pour lui trouver toutes les raisons de regretter son union…

Ces témoins volontaires vont s'évertuer à tenter de ramasser les miettes du banquet, les restes de confettis ou à séduire les demoiselles d'honneur.

 

Dans la savane, c'est un peu pareil ; le couple s'unit (moins chrétiennement bien sûr), dans l'ombre, dans un endroit calme théoriquement hors de portée des prédateurs. Généralement, cette phase là est bien respectée…

C'est après que tout se gâte ! Les premiers nés du couple sont les proies idéales pour les chacals alertes qui n'attendaient que de voir poindre le bout du museau des héritiers pour les dévorer, qu'ils aient faim ou pas… C'est une période charnière pour la lignée, les parents sont vigilants et les nouveaux nés doivent apprendre très vite à se défendre, d'une manière ou d'une autre.

C'est un peu la sélection naturelle qui s'opère, même si les chacals ne sont pas des prédateurs courageux et plus forts par définition.

 

A Genève, nous avons des exemples tous les jours de troupes de chacals qui s'affairent à s'occuper de tout, sauf de ce qui les regarde.

Entre ceux qui veulent bouter les mariés hors de leurs pénates, ceux qui disent que la mariée est déjà cocue ou que le mariage est voué à un échec cuisant, il y en a pour tous ! L'analogie avec les chacals de la savane n'est plus qu'à un pas…

 

Mais que ceux qui se sont réjouis des festivités se rassurent ; les mariés vont bien, ils ont passé une nuit de noces mémorable, il s'aiment, se disputent de temps à autres, mais ils finissent toujours par retrouver le sourire et à croire en les valeurs qui les ont unis.

Commentaires

Sans oublier les enfants et leurs beaux-parents !

Écrit par : charly schwarz | 25/05/2011

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