28/02/2012

La traque des incompétents

Ca y est... Vous l'avez eu... Vous voyez aujourd'hui sa tête rouler au pied d'une presse bien-pensante, sur les pavés de déclarations moralisatrices exprimées par les politicards de tous bords... A tirer sans viser, vous avez eu l'homme. Dans votre quête effrénée de vengeance et de sang, vous avez brisé le père. Vous avez touché son centre, sa famille... Je vous méprise pour ce que vous ne saurez jamais être : des êtres humains.

Vous avez voulu vous en payer une tranche ? C'est réussi ! Vous les soi-disant alliés et amis, vous les défenseurs du juste, vous les charognards en quête de reconnaissance. Cette reconnaissance que vous ne pourrez jamais avoir par vos bonnes actions, vous l'aurez, provisoirement, par votre acharnement, votre entêtement, votre petitesse.... Je vous insulte ? Aucune insulte ne peut être assez précise pour définir ce que je ressens ce soir.

Vous avez réussi, félicitations. Vous avez réussi à abattre un homme, bien cachés sur vos miradors. Quelle courage vous avez eu... Quelle grandeur d'âme, j'en suis pantois !

Mais vous vous êtes trompés de cible...

Alors, maintenant que vous avez obtenu ce pour quoi vous vous êtes battus, comment vous sentez-vous ? Repus ? Joyeux ? Vous n'en sortez sûrement pas grandis, vous qui auriez eu besoin de vous élever. Vous vous trainez dans la fange, celle de la diffamation contre l'homme, contre le père.

Finalement, c'est lui qui vous a eus. Il part pour de mauvaises raisons comme vous restez pour de plus mauvaises raisons encore...

Je vous plains mais ne vous déteste pas. Je ne peux haïr que mon égal ou mon supérieur et, de toute évidence, il vous manque quelques mêtres pour atteindre l'humanité.

Mirko Righele